Balades dans le Lussacois : à pied entre les vignes, à vélo entre les châteaux
Le Lussacois se parcourt comme il se cultive : par les chemins qui courent entre les parcelles. Les circuits balisés par l’office de tourisme relient les églises, les châteaux et les villages, souvent sans croiser une voiture sur plusieurs kilomètres. Voici les boucles qui se vérifient sur le terrain et qui font le tour du pays.
À pied : la boucle médiévale de Puisseguin et Monbadon
Le circuit pédestre le plus réussi part de la place de l’église de Puisseguin. Baptisé « Les satellites », il fait environ quinze kilomètres et chemine une grande partie du temps entre les rangs de vigne, dans un paysage vallonné qui fut stratégique pendant la guerre de Cent Ans.
Le point fort du parcours : l’arrivée sur Monbadon. Le balisage « circuit médiéval », posé sur des panneaux de bois, mène à l’église romane du hameau puis au château féodal qui domine le vallon. Depuis la route qui redescend vers la plaine, la vue embrasse la vallée et le château : c’est la photo à ne pas manquer. Prévoyez l’eau et de bonnes chaussures, la boucle traverse aussi un bois et longe un étang. Une variante permet d’écourter et de rentrer directement au village pour ceux qui veulent lever le pied.
À vélo : la boucle des églises et des châteaux
Pour découvrir l’ensemble du pays, l’office de tourisme propose une grande boucle vélo intitulée « Églises et châteaux en Lussacais ». Départ de l’église de Lussac : 26 kilomètres pour la boucle courte, 32 kilomètres pour la grande, qui pousse jusqu’à Saint-Philippe-d’Aiguille. Le dénivelé est honnête, les côtes de vignerons se méritent, mais le jeu en vaut la chandelle.
La route passe de château en château : Monbadon et son église, Puyfromage et son colombier, Francs, Roc du Pin, avant de redescendre par Saint-Cibard, Tayac et Cornemps. Elle traverse successivement les vignes de Puisseguin-Saint-Émilion et de Lussac-Saint-Émilion, puis le pays des Côtes de Bordeaux vers Castillon. Les églises jalonnent le parcours, de Lussac à Francs en passant par Petit-Palais : c’est, à vélo, la meilleure façon de comprendre pourquoi ce pays a tant d’édifices romans pour si peu d’habitants.
La pause : les moulins de Calon à Montagne
À Montagne, les moulins de Calon méritent le détour à eux seuls. Ces moulins à vent, apparus dans la région au début du XVIIe siècle, ont tourné jusqu’en 1930 ; la commune en comptait autrefois une vingtaine. Une aire de pique-nique ombragée, installée au pied des moulins, offre un panorama remarquable sur le vignoble, et un petit sentier botanique permet de flâner sans se presser. Les moulins se visitent sur rendez-vous : c’est une étape idéale pour couper une journée de vélo, la table à l’ombre et le regard perdu sur les rangs de vigne.
S’y retrouver
- Les circuits de l’office de tourisme sont balisés et leurs feuilles de route sont diffusées par l’office de tourisme de Saint-Émilion
- L’été, partez tôt : les routes de vignes sont peu ombragées et les côtes se négocient mieux à la fraîche
- En septembre et octobre, les vendanges mobilisent tracteurs et remorques sur les routes : restez prudent sur les portions partagées
- Pour un séjour sans voiture, la gare de Saint-Émilion (ligne TER Bordeaux-Bergerac-Sarlat) et la Scandibérique, l’itinéraire de l’EuroVelo 3 qui traverse le Libournais, ouvrent le pays aux randonneurs et aux cyclotouristes
Les moulins de Calon sont aussi une porte d’entrée vers le patrimoine du Lussacois ; pour situer les appellations traversées en chemin, voir le guide des appellations du pays, et pour le reste du territoire, la présentation du Lussacois.
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