La maire des Artigues-de-Lussac assume sa candidature et prépare une nouvelle liste
Sophie Delcourt reste en place et prépare la suite. Dans un courrier adressé à la presse et à ses administrés, la maire des Artigues-de-Lussac prend acte de la démission de son conseil municipal et défend la candidature qui a mis le feu aux poudres.
L’élue, non encartée, figurait en troisième position sur la liste conduite par la députée Edwige Diaz (Rassemblement national) aux élections sénatoriales des 26 et 27 septembre. Ses colistiers l’avaient appris par la voie de la presse, puis lui avaient demandé de quitter ses fonctions de maire. Devant son refus, quatorze des quinze élus du conseil, majorité et opposition confondues, avaient déposé leur démission fin septembre.
« Aucune autorisation à demander »
« J’ai pris cette décision seule, librement et en toute lucidité. Je ne regrette rien de ce choix », écrit Sophie Delcourt, qui réaffirme ce qu’elle présente comme un « droit fondamental ». Elle ajoute n’avoir eu, selon ses termes, « aucune autorisation à demander » pour se porter candidate.
Dans le même courrier, la maire regrette des « réactions scandaleuses et démesurées » et évoque des « pressions, rumeurs et contre vérités » de la part de ses anciens colistiers.
Un appel à candidatures
Avec une seule élue encore en place, la commune se dirige vers une élection municipale partielle intégrale. Sophie Delcourt annonce déjà vouloir « constituer une nouvelle liste » pour ce scrutin, un groupe qu’elle présente comme « sans étiquette ».
Ce que cela change pour Lussac
Les deux bourgs sont limitrophes et partagent la même vallée, les mêmes services de proximité et la même intercommunalité, le Grand Saint-Émilionnais. Un conseil réduit à sa seule maire laisse des commissions à recomposer et des dossiers d’intérêt commun en attente jusqu’au nouveau scrutin.
Le déroulé de la crise est retracé dans notre article du 26 septembre, et le résultat des sénatoriales dans celui du 28 septembre.