Onze ans après le drame de Puisseguin, la Cour de cassation ferme la voie des tribunaux

Le mémorial de l'accident de Puisseguin, en Gironde
Photo : Anthony Levrot, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

La Cour de cassation a rejeté mardi 3 novembre le pourvoi des proches des victimes du drame de Puisseguin. Le non-lieu devient définitif, onze ans après la collision entre un camion et un autocar qui a fait 43 morts le 23 octobre 2015, la plus grave catastrophe routière survenue en France depuis des décennies.

Un arrêt d’une phrase

Dans un communiqué publié le mercredi 4 novembre, Danièle Gauvin, présidente du Collectif des victimes de l’accident de Puisseguin, exprime une « immense colère » contre une institution qu’elle juge « aveugle et muette ». Le collectif qualifie la décision d’« arrêt non motivé », expédié en une seule phrase sans explication juridique.

Ce que les familles voulaient faire juger

Les proches espéraient faire reconnaître des failles de sécurité. Ils visaient le rôle du réservoir additionnel du camion et l’absence de tests incendie poussés chez le constructeur Daimler-Mercedes. La justice a ramené le drame à une collision dont la responsabilité tient au chauffeur, mort dans l’accident.

Les 43 familles du Libournais restent donc sans procès sur les causes techniques de l’incendie, et sans réponse judiciaire à leurs questions sur les véhicules.

Soixante-dix personnes à la commémoration

Le 23 octobre, environ soixante-dix personnes ont rendu hommage aux victimes. Le visage des disparus avait été affiché sur l’arrêt de bus d’où le groupe était parti ce jour-là.