Les lycées de Libourne bloqués mercredi, une nouvelle journée annoncée ce jeudi

L'entrée du lycée Max-Linder, à Libourne
Photo : M.Strīķis, CC BY-SA 3.0 (Wikimedia Commons)

Des centaines de lycéens tenaient l’entrée du lycée Max-Linder, à Libourne, mercredi 30 septembre au matin. Le blocage s’est déroulé au son des slogans, dans une ambiance que Sud Ouest décrit comme oscillant entre revendication posée et ferveur galvanisée. Les lycéens de Jean-Monnet ont manifesté devant leur propre établissement avant de rejoindre Max-Linder en cortège.

Le mouvement est parti de la banlieue parisienne à la mi-septembre et a essaimé en région. Il se réclame du mot d’ordre national de l’Union syndicale lycéenne, qui demande des moyens et de meilleures conditions d’étude. À Libourne, la revendication la plus citée tient en un mot. « La cause principale du mouvement, à l’heure actuelle, c’est Parcoursup », résume un lycéen.

Pas d’affrontement à Libourne

Rien à voir avec les scènes de Bordeaux et de Lormont, où la confrontation avec les forces de l’ordre a pris par moments des allures d’émeute urbaine, avec barricades de poubelles, incendies et tirs de mortier devant les lycées Gustave-Eiffel et Montesquieu à Bordeaux, Les Iris et Élie-Faure à Lormont. La préfète de Gironde a fait état de dix interpellations et de six blessés, dont cinq lycéens victimes de violences entre eux et une fonctionnaire, avant de renvoyer les parents à leur responsabilité.

À Libourne, les choses sont allées moins loin. Des lycéens opposés aux feux allumés dans une poubelle municipale et aux aérosols jetés dans les flammes se sont fait huer par une foule survoltée. Sur le fond, les manifestants ont surtout expliqué ce qu’ils étaient venus défendre. « Pour moi, c’est une bonne cause, pour la jeunesse, estime une élève de terminale. Il faut défendre nos droits et les droits des professeurs. Le but n’est pas de casser, mais vraiment de plaider la cause, déterminer notre avenir. Parcoursup nous met dans des boîtes. »

Le recteur de l’académie de Bordeaux a condamné la violence et annoncé la convocation du conseil académique de la vie lycéenne ce jeudi. L’Union syndicale lycéenne appelle de son côté à une nouvelle journée de mobilisation, cette fois aux côtés des étudiants.