Tennis : Montagne-Saint-Émilion passe à 164 licenciés et bute sur ses infrastructures

L'église Saint-Martin de Montagne, en Gironde
Photo : Benjamin Smith, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

Le Tennis Club Montagne Saint-Émilion a de quoi pavoiser. L’assemblée générale laisse au président Serge Bertin des indicateurs au vert, à commencer par un effectif record de 164 inscrits. Un chiffre qui n’aurait rien d’exceptionnel dans une grande ville, mais qui pèse lourd à l’échelle du nord-Libournais, où la commune de Montagne partage son code postal avec Lussac.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 164 inscrits, dont 72 enfants encadrés chaque fin d’après-midi par les éducateurs Florian Dubesset et Chantal Herbin. Le club est sorti de sa seule fonction d’école de tennis. Vingt tournois multi-chances ont été organisés, une section féminine s’est structurée, et les responsables ont ouvert le club sur le territoire, via les Olympiades du Grand Saint-Émilionnais ou des partenariats avec les hébergeurs pour accueillir des pratiquants nord-américains de passage.

Ce que l’effectif ne règle pas

Le sujet des installations reste ouvert. La croissance du club se heurte à une question simple, la capacité d’accueil, et ce dossier n’est pas de ceux qu’une bonne saison sportive résout.

Côté finances, la trajectoire demeure équilibrée. Le trésorier Nicolas Prévost a présenté des comptes validés à l’unanimité, avec l’appui constant des municipalités, des viticulteurs et de sponsors privés. La gouvernance enregistre l’arrivée de Laurent Crop au conseil d’administration.

Dans un territoire viticole où le sport de raquette reste une activité de proximité, le dossier illustre un paradoxe fréquent : un club attire, fidélise, forme ses jeunes, et se retrouve à devoir négocier ses mètres carrés avec les collectivités.